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Examen phénotypique qui s'appuie sur un standard précis élaboré à partir d'éléments unanimement concordants à savoir : descriptions vétérinaires, témoignages de vieux bergers, photographies anciennes et vieux films, iconographies de 1850, dessins préhistoriques de la période Magdalénienne du Sud-Ouest de l'Europe.
Examen éthologique avec une étude continue du comportement des animaux au sein des groupes.
Etudes biologiques et physiologiques avec notamment la résistance naturelle aux parasites internes (vers) et externes (tiques,mouches plates) et face aux agressions du monde extérieur (nature des ressources,climat,acidité du sol,etc...).
D'autre critères de sélection sont appliqués, notamment afin de maintenir la variabilité génétique du troupeau conservatoire et favoriser la pluralité de lignées séparées, pour éviter la consanguinité.

C'est après la rencontre de Thierry LECOMTE (gestionnaire de la réserve de Mannevilles dans le marais Vernier) qu'il a été décidé de mener une expérience de gestion pastorale de front avec le programme de conservation du POTTOK DE TYPE ORIGINEL sur la réserve privée de Bidarray autour de LA MAISON DU POTTOK.
La pratique de l'écobuage très répandue dans la région augmente l'acidité du sol et la prolifération des pyrophytes tout en diminuant la biodiversité; cette expérience de gestion de l'espace par l'animal a pour but de montrer :
1°) dans quelle mesure l'écobuage sauvage et volontaire peut être évité,
2°) quelle influence cela peut avoir sur la biodiversité.
 Ayant
choisi de travailler avec
un troupeau mixte, il était important de trouver des animaux
aussi rustiques que le POTTOK DE TYPE ORIGINEL, résistant au milieu très acide et particulièrement humide du site et nécessitant peu d'intervention humaine. C'est ainsi que le choix s'est porté dans un premier temps sur la vache Highland (vache primitive d'Ecosse-1992)
puis sur la chèvre des Pyrénées (1994)
Le choix s'est porté sur cet animal pour sa rusticité. De plus, par abroutissement et action mécanique, ces animaux massifs freinent le développement de la strate arbustive (pins, mélèzes) et des Ptéridophytes, abondantes après la disparition des ronces et ajoncs épineux.
La race Highland est la race des montagnes d'Ecosse. De petite taille, ce bovin est de caractère doux, peu agressif tout en restant très prudent.
La robe rousse, noire ou plus rarement beige ou blanche est faite de poils longs, touffus et ondulés en hiver, parfaitement étanche.
En 1992, le troupeau (5 vaches et 1 taureau) est introduit sur la réserve.
Le taureau, Ronald, originaire d'une montagne allemande plus riche, s'est avéré peu résistant au milieu pauvre du site; il a donc été replacé dans une réserve belge et c'est un jeune taureau Urus, né en 1994 et issu d'un autre mâle, qui le remplace. Urus, né sur la réserve, s'avère parfaitement adapté au milieu et depuis 1997, joue son rôle de reproducteur.
Pour éviter tout problème de consanguinité, Ribhin, sa mère, a été placée dans une ferme conservatoire en Isère.
Comme pour le POTTOK DE TYPE ORIGINEL, les interventions humaines sont limitées; ceci permet de préserver la rusticité de ces animaux.
Les 3 premiers années, aucune désinsectisation ou vermifugation n'a été effectuée et les animaux les plus résistants ont alors été conservés. Depuis une fois par an, en juin, chaque vache est désinsectisée avec un produit naturel et non rémanent, ceci afin d'éviter une prolifération des tiques et mouches plates véhiculées par les animaux domestiques avoisinants.
Comme l'exigent les lois sanitaires, le Dr CAMBLONG d'Hasparren réalise des prélèvements sanguins pour la prophylaxie annuelle (brucellose, leucose, tuberculose).
Le sex-ratio est 50-50 avec des irrégularités chaque année.
Malgré une baisse pendant les 3 premières années, la fertilité dépasse maintenent les 50% chaque année, les femelles donnant généralement naissance à un veau tous le deux ans.
La chèvre des Pyrénées a ensuite été introduite sur la Réserve.

Cette chèvre a été choisi dans le programme de gestion pastorale pour 3 raisons essentielles :
1°) Une très grande rusticité et une parfaite adaptation à la vie en montagne sur des sols pauvres et acides caractéristiques du site.
2°) Son alimentation constituée de 75% de ligneux, ronces et ajoncs épineux fait d'elle une débroussailleuse efficace sur un site très riche en ces essences.
3°) Des recherches réalisées en 1993 ont montré que ces animaux autrefois très nombreux étaient en forte régression.
Un programme de conservation a alors été mis en place par le Conservatoire des Races d'Aquitaine (organe du Conseil Régional d'Aquitaine) qui subventionne les éleveurs intéressés.
Malgré des effectifs autrefois considérables, ce type caprin a été ignoré des standards et publications officielles mais cela ne l'a pas empêché de traverser le temps sans modifications majeures. En effet en absence de standardisation l'aspect paraît hétérogène mais des caractères constants et homogènes se manifestent.
Taille moyenne : 70 cm
Poids : 60 à 75 kg
Sa tête nettement brachycéphale présente un front très large et plat laissant une large surface d'insertion pour les cornes. L'œil large et jaune est toujours très expressif et bien fendu. L'oreille, en cornet est longue et tombante.
Les mâles ont de très grandes cornes disposées en spirale largement ouvertes; les femelles en ont de plus petites faiblement arquées vers le haut et l'arrière. Malgré un corps et une ossature robustes, elle présente des membres longs et grêles aux articulations très fortes. Son pelage long le plus souvent monochrome constitue une toison épaisse qui la
protège du froid.
Depuis 1994, le troupeau comprend une vingtaine de chèvres et un bouc appartenant à Mr KNIEPPERS, éleveur à Cescau (64). Ces animaux restent environ 8 mois sur le site ce qui permet de limiter la broussaille tout en conservant ces chèvres dans leur habitat d'origine.
Bien avant l'achat du site, l'écobuage était pratiqué de manière annuelle. Cette pratique permettant d'obtenir de l'herbe tendre pour les troupeaux, a acidifié le sol, privilégiant certaines espèces végétales et l'a érodé au risqque de ne trouver par endroits qu'une très fine couche végétale effleurant la roche mère.
La présence des herbivores sur le site enrichit le sol tout en compensant son acidité.
Les excréments des animaux apportent une masse d'aliments pour les bactéries, acariens et insectes coprophages qui alimentent la chaîne trophique en restituant l'azote nécessaire au développement d'espèces florales.
Si on considère 26 kg/j d'excréments pour un animal adulte de 500 kg, sur la réserve au moins 146 t de fumier naturel est restitué au sol chaque année. Sachant que la moitié des 26 % d'azote ingéré est restitué par décomposition il est normal de voir croître de nouvelles espèces végétales grâce à l'enrichissement du milieu.
1992
Des petites forêts se partagent les 50 ha avec des ronces (Rubus fruticosis), ajoncs épineux (Ulex europaeus) et fougères (Pteridium aquilinum) selon 6 types différents :
type 1 : fougeraie d'1 m 60 avec un sol nu.
type 2 : mélange de fougères d'1 m et d'ajoncs épineux d'1 m 50 à 2 m 50 et d'1 à 4 cm de diamètre. Un tapis de ronces et des bandes de genêts (Sarothamnus scoparius) accompagnent le tout.
type 3 : fougeraie d'1 m parsemée d'ajoncs de 2 m de haut de 2 à 4 cm de diamètre avec un tapis de ronces.
type 4 : forêt d'ajoncs de hauteur 1 m 50 à 2 m et de diamètre 4 cm accompagnée d'un tapis de ronces.
type 5 : forêt d'ajoncs de 2 m et de 2.5 à 4 cm de diamètre avec un enchevêtrement de fougères et de hautes herbes.
type 6 : ancienne prairie envahie par des ronces épars et des ajoncs d'1 m 50.
Le recensement des espèces végétales montre qu'après 10 ans d'abandon total, il ne subsiste qu'une quinzaine d'espèces. Les fougères avec les ajoncs épineux occupant 90 % du site, la fermeture du milieu est totale, ne permettant plus le développement floral, arbustif ou arborescent.
1998
Au bout de 5 années de gestion pastorale, la fougère et ajoncs épineux n'envahissent plus que 40 % du terrain de manière épars et non homogène. Le site actuellement ouvert permet le développement et la prolifération de nouvelles espèces végétales.
Grâce à leur régime alimentaire, les vaches et les chevaux ont investi le terrain en consommant les feuilles et les pousses des essences les plus accessibles. A leur arrivée les chèvres, plus gourmandes, ont ouvert des brèches dans ce terrain impénétrable. Ainsi au fur et à mesure de leur progression les animaux créent de petits bosquets qui se réduisent
peu à peu.
La prairie de graminées rases se développe alors, profitant des espaces libres. La fougère, la plus envahissante chaque été, est rapidement réduite par l'action des animaux. En effet, de Mai à Septempre, les chèvres et les chevaux les utilisent comme vermifuge en très petite quantité mais c'est grâce au piétinement des gros herbivores (vaches)
qu'elles
sont détruites de façon durable.
La création de prairies permet l'installation de 2 plantes intéressantes pour le site puisqu'elles sont rares dans la région et reflètent l'ouverture et l'enrichissement du milieu. Ainsi depuis 2 étés, sur les versants Sud et Est, les plus débroussaillés, il est observé du piment sauvage qui, fin Août, présente des petits fruits jaunes comestibles mais
que les animaux dédaignent. De même à chaque Printemps, ce sont quelques pieds d'Orchidée blanche qui fleurissent dans les creux humides et entretenus par les animaux (sortie de sources et ravins d'écoulement des eaux pluviales et des sources).
L'étude effectuée au niveau des forêts montre que leur extension n'est pas due à l'apparition de nouvelles essences mais à la prolifération des essences déjà existantes.
Les anciennes plantations de pins et de mélèzes, qui ont survécu aux précédents incendies, sont élaguées à une hauteur de 2 mètres par les vaches et les chèvres, grandes consommatrices d'épines, évitant à ces arbres de brûler à nouveau ou de propager le feu que certains bergers continuent à allumer anarchiquement en montagne.
La réserve ne brûlant plus sur les 2/3 supérieurs, la restauration du milieu originel peut être envisagée par la plantation de chênes pédonculés et tauzins, châtaigniers et hêtres sur les crêtes les plus exposées aux vents. Protégés des herbivores par des manchons de 2 mètres de haut, ces arbres seraient répartis irrégulièrement sur la réserve, espacés
d'au moins 5 mètres pour permettre aux animaux de brouter et piétiner les fougères afin de la protéger du feu. Ces plantations pourraient compléter les bouquets de feuillus encore présents sur la réserve en respectant les différentes essences qui seraient ainsi renforcées.
L'étude faunistique s'est limitée à une identification et un dénombrement des Vertébrés.
Après 5 années de gestion pastorale, on observe un enrichissement qualitatif et quantitatif de la faune sauvage à tous les niveaux de la chaîne trophique. En effet la création de points d'eau de 25 000 litres alimentés par 2 sources, l'ouverture et enrichissement du milieu par les herbivores ainsi que l'interdiction de chasser, leur offre le gîte
et le couvert.
Parmi les animaux recensés, 3 groupes sont à distinguer :
a) les permanents qui vivent et se reproduisent sur le site :
|
CLASSE
|
NOM SCIENTIFIQUE
|
NOM COMMUN
|
1992
|
1998
|
|
|
|
Amphibiens
|
Alytes obstetricans
|
Crapaud accoucheur
|
+
|
+++
|
|
|
Salamandra salamandra
|
Salamandre tachetée
|
+
|
+++
|
|
Mammifères
|
Lepus capensis
|
Lièvre brun
|
-
|
+++
|
|
|
Oryctolagus cuniculus
|
Lapin de Garenne
|
+
|
+++
|
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Reptiles
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Anguis fragilis
|
Orvet
|
-
|
+++
|
|
|
Coluber viridi flavus
|
Couleuvre verte et jaune
|
+
|
+++
|
|
|
Lacerta bonnali
|
Lézard des Pyrénées
|
-
|
+++
|
|
|
Lacerta viridis
|
Lézard vert
|
+
|
+++
|
|
|
Vipera aspis
|
Vipère aspic
|
+
|
+++
|
|
|
NOMBRE D'ESPECES
|
|
6
|
9
|
b) les saisonniers qui nichent sur le site lors de la période de reproduction et y trouvent de quoi subvenir aux besoins de leur progéniture :
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CLASSE
|
NOM SCIENTIFIQUE
|
NOM COMMUN
|
1992
|
1998
|
|
|
|
Mammifères
|
Scivrus vulgaris
|
Ecureuil roux
|
-
|
+++
|
|
Oiseaux
|
Circus cyaneus
|
Busard St-Martin
|
-
|
++
|
|
|
Falco tinnunculus
|
Faucon crécerelle
|
-
|
++
|
|
|
Hirundo rustica
|
Hirondelle de cheminée
|
+
|
++
|
|
|
Parus major
|
Mésange charbonnière
|
-
|
++
|
|
|
Tyto alba
|
Chouette - Effraie
|
+
|
++
|
|
|
NOMBRE D'ESPECES
|
|
2
|
6
|
c) les itinérants qui, grâce au retour de la petite faune, passent sur le site ou le survolent pour trouver leur pitance; ou le suvolent lors de leur migration :
|
CLASSE
|
NOM SCIENTIFIQUE
|
NOM COMMUN
|
1992
|
1998
|
|
|
|
Mammifères
|
Capreolus capreolus
|
Chevreuil
|
-
|
+++
|
|
|
Sus scrofa
|
Sanglier d'Europe
|
-
|
+++
|
|
Oiseaux
|
Alectoris rufa
|
Perdrix rouge
|
-
|
+++
|
|
|
Anser anser (m)
|
Oie cendrée
|
+
|
++
|
|
|
Asio otus
|
Moyen-Duc
|
-
|
++
|
|
|
Buteo buteo
|
Buse variable
|
+
|
+++
|
|
|
Circus pygargus
|
Busard cendré
|
-
|
++
|
|
|
Columba palumbus (m)
|
Palombe
|
+
|
+++
|
|
|
Falco subbuteo
|
Faucon hobereau
|
-
|
++
|
|
|
Garrulus glandarius
|
Geai des chênes
|
+
|
+++
|
|
|
Gypaetus barbatus
|
Gypaète barbu
|
-
|
++
|
|
|
Gyps fulvus
|
Vautour fauve
|
+
|
+++
|
|
|
Hieraëtus pennatus
|
Aigle botté
|
-
|
+
|
|
|
Lanius collurio
|
Pie-grièche
|
+
|
+++
|
|
|
Megalornis grus (m)
|
Grue cendrée
|
+
|
++
|
|
|
Milvus migrans
|
Milan noir
|
-
|
++
|
|
|
Milvus milvus
|
Milan royal
|
-
|
++
|
|
|
Motacilla alba
|
Bergeronnette grise
|
+
|
+++
|
|
|
Neophron percnopterus
|
Percnoptère d'Egypte
|
-
|
+
|
|
|
Oriolus oriolus
|
Loriot d'Europe
|
-
|
+++
|
|
|
Phasianus colchicus
|
Faisan
|
-
|
++
|
|
|
Streptopelia decaocto
|
Tourterelle turque
|
+
|
+++
|
|
|
NOMBRE D'ESPECES
|
|
9
|
21
|
| |
(m=migrateur)
|
|
|
|
Refuge de faune sauvage
L'ouverture du milieu a permis la diversification de l'Avifaune. Depuis le retour de nombreux oiseaux et mammifères le site est classé refuge L.P.O. et A.S.P.A.S. Depuis l'année 2000, un Circaète Jean Le Blanc, des Autours des Palombes et un couple de genettes sont observés régulièrement sur le site.
La réserve privée a été créée pour préserver et sauvegarder, dans des conditions similaires à celles des chevaux sauvages primitifs, un Troupeau Conservatoire de POTTOK DE TYPE ORIGINEL en complément d'autres troupeaux libres. Le pari était difficile à tenir mais malgré des effectifs encore limités, le patrimoine génétique s'est nettement enrichi et varié
de par les différentes lignées réalisées au sein de la réserve.
Depuis 1996, la pépinière d'étalons offre des spécimens très typés qui légueront leurs précieux gènes pour reconstituer la souche sauvage. Il est d'ailleurs très intéressant de voir la parfaite adaptation des jeunes mâles replacés à l'extérieur.
La Réserve a été créée sur une petite montagne recouverte d'un mélange impénétrable d'ajoncs épineux, fougères et ronces. Aucune expérience de pâturage extensif n'ayant été réalisée dans la région, il était intéressant de l'expérimenter sur ce site. L'impact du pâturage par un troupeau mixte d'herbivores (POTTOK DE TYPE ORIGINEL, Vaches Highland et
Chèvres des Pyrénées) s'est avéré fort positif.
En effet comme l'ont démontré toutes les expériences de gestion du milieu par l'animal, la réserve s'est enrichie quantitativement et qualitativement au niveau de la flore et de la faune. La complémentaire alimentaire de ces différentes espèces a permis un important débroussaillage du milieu et a permis de limiter les risques d'incendie et d'érosion
liée à la pratique courante de l'écobuage. Cette expérience débutée 10 ans plus tôt démontre que la gestion pastorale est nettement plus efficace que l'écobuage, puisque le piétinement et l'abroutissement par les herbivores créent de riches prairies utilisables par les troupeaux.
Des études génétiques, biologiques et comportementales sont menées sur la réserve. Fort de ces résultats, il est intéressant de préserver ce site et de mettre en valeur son intérêt dans l'action de préservation du POTTOK DE TYPE ORIGINEL et de restauration du milieu naturel de la basse montagne pyrénéenne.
Depuis 2001, on constate que la pression des herbivores sur l'ouverture du milieu naturel est équilibrée au printemps, en été et en automne mais trop forte en hiver. C'est pourquoi de décembre à mars, un affouragement limité à 50 % des besoins de ces animaux est mis en place afin de les maintenir en bon état corporel tout en limitant leur impact sur la
végétation.
Cet apport limité permet aux chevaux de poursuivre leurs déplacements sur la réserve puisqu'il doivent trouver par eux-mêmes le reste de leur nourriture. Les jeunes chevaux relâchés en totale liberté dans la montagne ne sont donc pas dépendants de l'homme.
Ouverte au public, La Maison du Pottok organise des visites guidées toute l'année en complément de l'exposition permanente mise en place dans la bergerie aménagée. Plus de 45.000 visiteurs ont ainsi découvert le Pottok de Type Originel dans son milieu naturel, entre 1993 et 2003, en contribuant financièrement à la poursuite du programme de conservation
mis en place sur la Réserve génétique qui l'entoure.
LE SITE EST OFFICIELLEMENT CLASSE PAR LE MINISTERE DE L'ENVIRONNEMENT ET RECOIT LE LABEL "MERCI DIT LA PLANETE" POUR LA RESERVE GENETIQUE ET SA GESTION PASTORALE
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En Octobre 2005, le Troupeau Conservatoire est scindé en 2 et réintroduit en totale liberté dans son milieu naturel sur les massifs de la Rhune et du Choldococagna sous la direction des étalons agréés Jeiki et Jeff, tandis que l'étalon Rokari part en Normandie pour une retraite bien méritée dans le cadre de la valorisation du Pottok de Type
Originel à la Ferme du Douet.
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