|
PLUS DE DETAILS :
Cheval similaire au Tarpan reconstitué des forêts polonaises (Konik Polski) mais généralement plus léger, ellipométrique, dont la taille varie de 1,10 m à 1,30 m au garrot en fonction
du mode de vie jusqu'à 3 ans. Moyenne observée sur les zones pauvres : 1,20 m / 1,25 m. En milieu plus riche :
1,25 m / 1,32 m. Cette différence de taille se retrouvait parmi les poneys issus
des massifs les plus élevés à l'herbe très pauvre comme la Rhune et ceux vivants sur les landes aujourd'hui défrichées au pied des massifs dont l'herbe était plus riche à Macaye et Mendionde par exemple.
Dimorphisme sexuel prononcé, le mâle étant plus fort et charpenté que la femelle.
Formes longilignes (cheval plus long que haut) et rectilignes (lignes de profil droites).
Tête caractéristique avec le front concave et le bas du chanfrein fortement convexe. La tête du mâle est nettement plus forte avec d'importantes ganaches, mais toujours anguleuse.
Oreilles longues, droites et implantées en avant sur la tête, écartées à leur base. Intérieur des oreilles très poilues en hiver, avec une coloration beige ou grise, surtout chez les poulains.
| |

|
|
| |
NATACHA
|
|
Œil de couleur foncée, haut placé (cheval de brousailles). Blanc de l'œil visible dès que le cheval est en alerte.
Lèvre inférieure triangulaire, ferme et en retrait par rapport à la lèvre supérieure.
Moustaches abondantes en hiver et parfois toute l'année (Asturies) pour protéger la lèvre supérieure des épineux, quand le cheval cherche sa nourriture herbacée sous les buissons piquants.
| |

|
|
| |
REGINA
|
|
Encolure courte avec la faculté d'accumuler une importante réserve de graisse sur sa partie supérieure (l'encolure peut augmenter de 50% son volume) particulièrement chez le mâle. Implantation de crinière d'un seul côté de l'encolure à la fois. Crins raides et longs, particulièrement chez le mâle adulte. Certains sujets conservent une crinière
hirsute.
Garrot sorti, dos et rein longs, croupe simple et inclinée, queue implantée assez bas.
Raie de mulet présente chez le poulain et perceptible chez l'adulte (bande sombre).
Queue longue avec les crins raides. Poulains frisés jusqu'à l'âge d'un an.
Membres fins mais robustes. Fanons discrets en été, abondants en hiver. Ergots présents sous les boulets pouvant atteindre cinq centimètres de long.
Sabots noirs, corne ferme,
petits en montagne, plus évasés en
plaine. Ligne blanche sur le pourtour de la couronne. Aucun poil ne
dépasse sur le pourtour supérieur du sabot en été.
Epaule relativement droite prédisposant ce cheval pour les allures trottées plus que galopées.
Peu
ouvert au niveau du poitrail et parfois même étroit (pour
mieux évoluer latéralement sur les
pentes en montagne), les aplombs des membres sont normaux en plaine tandis que les jarrets postérieurs sont clos chez les sujets vivants sur terrain incliné.
Ventre cylindrique particulièrement volumineux chez les juments qui allaitent et qui vivent sur des milieux pauvres car elles doivent absorber une grande quantité de cellulose peu nutritive pour couvrir leurs propres besoins et produire du lait pour leur poulain. Cette particularité n'est pas innée mais acquise en fonction de l'habitat. Elle disparaît
quand les chevaux vivent en plaine dans un milieu plus riche en graminées sur un sol moins acide.
Centre de gravité bas, cheval très agile, bon sauteur, à l'aise sur les pentes de montagne.
Pelage ras et brillant en été, épais et imperméable en hiver. Très long en hiver chez les poulains de l'année. Chez l'adulte, robe unie, brune à brune foncée, souvent plus sombre chez les étalons dominants.
Sous des latitudes méridionales, reflets roux dans les crins en raison d'une décoloration provoquée par les U.V. Chevaux plus sombres au nord de la Loire. Le même cheval transplanté plus au nord d'une année sur l'autre verra sa robe foncer ou redevenir plus claire en sens inverse.
Poulains gris clair à gris foncé à la naissance avec raie de mulet noire, bout du museau, intérieur des membres et ventre plus clairs et parfois des zébrures sur les membres. Mue entre 3 et 4 mois pour devenir bruns au sud et noirs au nord. La bourre de poulain part en lambeaux plus ou moins rapidement en fonction de l'état général. Robe définitive à 15
mois.

Quelques rares sujets, décrits d'ailleurs dans les années 50 par différents vétérinaires du Pays Basque, conservent la robe baie claire-isabelle, avec le nez avoine, les membres, la crinière et la queue noirs, comme le cheval de Prjevalski. Leur crinière reste courte et ne pousse pas.
On peut observer des juments parfaitement typées, présentant cette robe et issues d'étalons noirs. Leurs poulains, issus d'étalons noirs à nouveau, peuvent conserver cette robe également, vestige vivant d'un passé très lointain.
Les chevaux maigres développent un poil plus épais pour compenser le manque de graisse protectrice. Les juments qui allaitent dans les habitats pauvres, conservent une bourre brunâtre sur le dos.
Celles qui vivent dans des milieux plus riches, muent facilement et deviennent plus sombres. Sur les zones les plus pauvres aux sols particulièrement acides, ces chevaux peuvent souffrir de malnutrition chronique en hiver et ils redescendraient dans des habitats plus favorables s'ils en avaient la possibilité.
Les études faites sur la variabilité de ces chevaux en fonction de leur habitat démontrent que la croissance et le développement musculaire des poulains durant leur première année peut fluctuer du simple au double en fonction de leur alimentation.
A l'âge de 1 an, un
poulain qui est né et a grandi en plaine, a une apparence identique à celle
d'un jeune de 2 ans qui est né et
a grandi sur des landes pauvres de montagne. Cela explique les différences de taille observées chez les chevaux adultes dont le poids s'échelonne entre 200 kg pour les plus petits à 350 kg pour les plus grands.
Cette capacité à retrouver une taille et un poids supérieurs en une seule génération, indique que ces chevaux étaient plus grands à l'origine et qu'ils ont été repoussés par la colonisation des bonnes terres réservées à l'agriculture, vers des habitats plus pauvres.
Leur taille réduite sur les zones de landes acides ou de montagne est causée par une malnutrition chronique à laquelle ils se sont adaptés malgré eux. C'est pourquoi un cheval qui aurait grandi en plaine ne serait plus apte à vivre dans de bonnes conditions sur des zones pauvres.
Par conséquent, il est nécessaire de maintenir à l'état naturel des souches particulièrement rustiques et résistantes, dont la taille se situe autour d'un mètre vingt au garrot, cette adaptation s'étant réalisée progressivement pendant de nombreuses générations.
La prolificité est également liée à l'habitat. Une jument de plaine sera saillie à 2 ans et mettra au monde un poulain chaque année, tandis qu'une jument qui vit en milieu pauvre sera saillie à 3 ans et mettra au monde un poulain tous les 2 ans.
De même pour les males qui tentent de saillir des juments dès leur deuxième année en plaine, alors qu'il faut attendre leur troisième année dans un milieu pauvre, pour les voir se comporter en adultes.
Au stade de nos observations, il semblerait que le génotype de ces chevaux limite leur taille vers 1,32 m au garrot quand ils vivent dans de bonnes conditions au bout de deux générations. Néanmoins, leur conformation générale reste identique et leur comportement également. Seule leur masse musculaire et leur taille augmentent.
|