HISTOIRE

 

 

POTTOK, POTTOK et POTTOK,

Comment s'y retrouver ?

 

PHOTOS D'ARCHIVES

RHUNE 1972

 

 

 

 

 

 

 

 

JUMENT, RHUNE 1969

 

FOIRE D'HELETTE 1954

 

TOISE, 1971

 

RAMUNTCHO,1960

 

BIJOU, 1958

 

 

 

 

 
 

 
 

L'ARTZAMENDI, 1952

 
 

Tous les petits chevaux du Pays Basque, qu'ils soient croisés avec des chevaux de trait, des poneys Shetland ou des Pintos sont indifféremment appelés "pottiok" par les populations locales.

 

Parallèlement, depuis 1971 une "Race Pottok" est reconnue par les Haras Nationaux français. Comprenant au départ 3 sections différentes (tailles variables de 1,10 m à 1,47 m, morphologies différentes et robes multiples), elles ont toutes été regroupées et mélangées sans distinction en 1978 au sein d'un même Livre A censé réunir les poneys de pure race ! ... qu'ils soient élevés en montagne (Larre Pottoka) ou en prairie (Pottoka) avec ou sans origines connues. Sans commentaires ...

 

Dans la pratique, des centaines de poneys sont inscrits à titre initial, c'est à dire que leurs origines sont inconnues, alors qu'ils sont officiellement qualifiés de pure race ! ...

 

A cela s'ajoute un Livre B où sont inscrits des poneys également appelés "Pottok" mais issus de croisements supplémentaires avec des Pur-Sang Arabes et des poneys Welsh gallois ... et depuis 2005 avec des Anglo Arabes, Connemara, New Forest, Français de Selle, etc ..., comme si la confusion déjà présente ne suffisait pas !

 

Heureusement, depuis 1993, une démarche de protection et de conservation s'est développée sur la Réserve qui entoure "La Maison du Pottok" pour tenter de sauver les quelques poneys primitifs du Pays Basque qui correspondaient encore à la robe et à la morphologie de ceux qui étaient observés majoritairement autrefois.

 

Ce POTTOK DE TYPE ORIGINEL est d'ailleurs identique au POTTOKA espagnol, conservé officiellement par les départements basques de Biscaye et de Guipúzcoa, avec qui des échanges de reproducteurs sont effectués depuis 1995 pour maintenir la variabilité génétique tout en évitant la consanguinité.

 

En dépit de nombreuses démarches effectuées par Michel LAFORET pour que soit ouverte une section à part dans le Livre Généalogique français du poney Pottok où le TYPE ORIGINEL serait séparé et protégé de tous ces poneys croisés et malgré les promesses jamais tenues de l'Association Nationale du Pottok et des Haras Nationaux français, rien à ce jour ne permet de différencier administrativement la souche primitive menacée de disparition.

 

HISTORIQUE COMPLET :

 

Après la guerre, les relations entre les hommes et ces chevaux vont changer. Avec le développement de l'agriculture intensive, la recherche toujours croissante de profits et les programmes de développements ruraux mis en place dans les zones défavorisées, des croisements massifs vont se multiplier avec des chevaux de trait dont les poulains plus lourds seront vendus à la boucherie, mais aussi avec des poneys et des chevaux de selle aux origines les plus diverses, provoquant une hybridation irrémédiable de la souche primitive, qui perd sa robe et sa morphologie.

 

A partir de 1971, année où la "race" Pottok est officiellement reconnue en France par le Ministère de l'Agriculture grâce à la ténacité de Paul DUTOURNIER, Maire de Sare et Président des Maires du Labourd, des étalons Arabes et Welsh gallois dont les poulains sont néanmoins qualifiés de "Pottok", sont utilisés comme améliorateurs, afin de sélectionner des poneys plus grands, plus dociles et dont la conformation serait mieux adaptée à une utilisation sous la selle et à l'attelage.

 

Un standard relativement détaillé de la race est adopté avec 3 sections distinctes pour intégrer tous les types de poneys et double poneys présents dans le berceau de race et dans toute la France à condition de pouvoir justifier de la provenance des chevaux parfois exportés depuis des années :

 

- Pottok, robes unies, taille comprise entre 1,15 m et 1,32 m, conformation similaire à celle de la souche primitive. C'était encore l'authentique poney du Pays Basque.

 

- Double-Pottok, robes unies mais tailles comprises entre 1,32 m et 1,47 m, plus grands car certainement issus de croisements avec des chevaux de selle pour augmenter la taille, Arabes, Anglos, Espagnols, Barbes, ou plus gros à cause de croisements pratiqués avec des chevaux de trait bretons ou comtois et parfois même de mérens.

 

- Pottok-Pie, taille variable de 1,15 m à 1,47 m, mais arborant cette robe bariolée introduite par croisements et fréquente chez le poney Shetland qui a été massivement utilisé avec le Pinto quand les propriétaires de poneys ont remarqué l'attirance de ces taches sur les enfants, comme les chevaux des Amérindiens et encore plus depuis l'engouement généralisé pour les chevaux de couleur dans les années 1980.

 

Bientôt ces 3 sections regroupant au moins 5 types de chevaux différents sont mélangées sous la même appellation : Pur Pottok, inscrit au Livre A ... Ces poneys et double-poneys du Livre A croisés à nouveau avec des étalons Arabes ou Welsh deviennent officiellement des Pottok-Livre B ! ... Comme si le croisement d'un caniche avec un lévrier pouvait être appelé "caniche Livre B" ? Depuis les années 1980 la population disparate de Pottok évolue au gré de la sélection et de très nombreux croisements vers l'élevage de petits chevaux de selle assez grands pour porter un adolescent ou un adulte léger, de robe pie et comportant un pourcentage de sang étranger "améliorateur" variable.

 

En Espagne en revanche, une première démarche conservatoire de l'authentique poney du Pays Basque voit le jour en 1988 sous la responsabilité de M. Alberdi, soutenu par le Département de la Biscaye. Un standard précis est adopté et ne sont admis que les poneys issus des montagnes environnantes de robes brunes ou noires et mesurant entre 1,10 m et 1,30 m. On retrouve alors toutes les caractéristiques du type originel primitif.

 

Progressivement des études historiques et génétiques se mettent en place pour aboutir en 1995 à la publication officielle par le Gouvernement Basque, d'un Livre Généalogique comprenant 3 sections :

 

A : authentique poney du Pays Basque, morphologie très précise et détaillée, robes brunes ou noires et taille comprise entre 1m1O et 1m30

 

B : poney de robe différente ou de taille supérieure à 1m30, inférieure à 1m40

 

C : poney issu d'un croisement avec un étalon arabe

 

Ne peuvent rester dans le Livre A que les poneys dont les deux parents y sont inscrits également et à condition de remplir toutes les caractéristiques de cette section.

 

Ainsi, le POTTOK DE TYPE ORIGINEL est protégé, à l'inverse de la France qui maintient l'amalgame dans l'unique section A française, des sections A et B séparées en Espagne.

 

En 1997, un ouvrage très complet est publié par le département de Biscaye et un centre de sélection et de conservation d'une centaine d'hectares est créé à une vingtaine de kilomètres de Bilbao où sont regroupées une quarantaine des 200 juments les plus typées recensées dans le département avec une douzaine d'étalons triés sur le volet.

 

Une dizaine de techniciens, vétérinaires et généticiens sont employés à l'année pour mener à bien l'entreprise de sauvegarde et de récupération de l'authentique poney du Pays Basque. Les jeunes étalons nés au centre seront ensuite répartis gratuitement sur les différents massifs et un suivi des juments et des poulains de montagne, sera effectué avec notamment des  prélèvements sanguins systématiques. Au-delà de leur sauvegarde pure et simple, la conservation de ces chevaux dans un centre de sélection vise à produire une race homogène, stable et utilisable sous la selle ou à l'attelage par des enfants, tout à fait identique à la souche primitive et on ne peut que s'en féliciter.

 

Entre-temps en France, 1.200 nouveaux poneys sont inscrits au Livre Généalogique entre 1997 et 2000, depuis qu'une prime de 1.000 F par an et par cheval pendant 5 ans, encourage les agriculteurs à les conserver dans le berceau de la race.

 

Non seulement les milliers de poneys déjà inscrits et répartis dans toute la France ne sont pas suivis mais de surcroît, une multitude de poneys aux origines inconnues et parfois achetés sur les foires en provenances de tout l'Europe pour toucher les primes, viennent accroître artificiellement le cheptel souvent en surnombre en montagne et inadapté à des conditions de vies particulièrement difficiles en hiver, du mois de novembre au mois d'avril.

 

La valeur des poulains s'effondre et aux Foires d'Hélette le 24 novembre 98 ou d'Espelette, le 25 janvier 99, les quelques acquéreurs, des maquignons, les achetaient pour 450F et certains allaient même jusqu'à proposer 500F pour 2 poneys ...

 

Parallèlement depuis 1993, l'Association Française du Pottok de Type Originel fondée par Michel LAFORET et intitulée au départ "Réserve Naturelle du Pottok", tente de récupérer sur les différents massifs du versant français, quelques chevaux conformes à la robe et à la morphologie de la souche primitive afin de constituer un troupeau conservatoire.

 

Très vite d'autres petits groupes sont constitués sur d'autres massifs, la Réserve créée par Michel LAFORET à Bidarray servant de réservoir génétique et de pépinière d'étalons qui seront réintroduits gratuitement à l'extérieur pour constituer de nouveaux noyaux de conservation dans le milieu naturel.

 

Un recensement effectué pendant l'été 1995, nous permet d'évaluer assez précisément l'état de la population globale de poneys appelés indifféremment "pottok" sur les montagnes du Pays Basque Nord avec 2.215 chevaux en liberté dont on trouvera parmi eux 122 individus à peu près conformes au type primitif. En observant ces chevaux plus rigoureusement, il n'en restait pas plus de 60 conformes.

 

Une vingtaine de juments et 3 étalons conformes (parmi 75 étalons observés en montagne à l'époque) sont réunis par Michel LAFORET sur la Réserve.

 

Par chance, une quatrième étalon né en 1970 à Sare et appartenant au Conservatoire des Races d'Aquitaine (Conseil Régional) qui soutient l'AFPTO depuis la création de l'association, viendra compléter le patrimoine génétique des quelques étalons fondateurs. En 2002, un autre étalon issu de 3 générations stables dans le Type Originel est également acquis pour renforcer le patrimoine génétique menacé.

 

Dès lors, commence une longue et difficile entreprise pour sélectionner les sujets qui sont à la fois les plus proches de la souche primitive sur le plan morphologique tout en présentant des aptitudes pour résister dans de bonnes conditions au milieu naturel, le but à atteindre étant d'obtenir au bout de trois générations stables, des petits chevaux présentant toutes ces caractéristiques. C'est la sélection d'une race stable à partir d'une souche sauvage.

 

La moitié des juments et une partie des poulains ne sont pas conservés et sont replacés en plaine, pendant les 2 premières années où les chevaux n'étaient pas vermifugés et pratiquement pas complémentés en fourrage en hiver, car ils ne restaient pas en bon état sans intervention humaine.

 

Les autres sont maintenus sur le site et donnent naissance à des poulains de deuxième génération qui sont réintroduits gratuitement sur d'autres massifs pour constituer de nouveaux groupes de conservation avec tous ceux qui le désirent et qui possèdent au moins deux juments conformes à la souche primitive.

 

Au total, entre 1993 et 2000, ce sont 10 jeunes étalons qui font souche en dehors de la Réserve plus 2 qui sont offerts au département Basque de Biscaye où ils se reproduiront dans le cadre du programme de récupération mis en place de l'autre côté des Pyrénées.

 

De 1994 à 2000, soit 7 saisons de reproductions, les 4 étalons fondateurs ont été permutés. La gestion des lignées est effectuée en limitant la consanguinité des différents reproducteurs. La formule de l'INRA "1/2 puissance n + 1" pour obtenir le taux de consanguinité statistique entre 2 reproducteurs (n correspondant au nombre d'intervalles qui les sépare), permet de  maintenir la variabilité génétique du Troupeau Conservatoire malgré un effectif limité. L'objectif est d'obtenir naturellement des lignées fondatrices indépendantes ne comportant que 3% de consanguinité statistique, donc négligeable.

 

Leur observation rendue plus aisée par la présence de la clôture a permis de mettre en ralation le phénotype avec l'éthologie de ces chevaux.

 

Spontanément, la moitié des pouliches nées sur le site retrouvent un comportement solitaire à l'âge adulte, adaptation au milieu forestier et de landes très pauvres obligeant les chevaux primitifs à se répartir en petits groupes dispersés pour trouver assez de nourriture dans les  sous-bois et les clairières. Les jeunes mâles conservés jusqu'à l'âge de 2 ans, observent l'étalon dominant et prennent exemple sur lui.

 

Tous les poulains nés parmi les différents groupes constitués se sont révélés conformes et stables sauf une pouliche dont la morphologie était parfaite mais dont la robe était alezane foncé. Ce phénomène se produit exceptionnellement et s'observe lorsque les deux parents noirs, sont  issus d'un individu alezan dans leurs origines. Ces poneys manifestement croisés, n'ont pas été conservés pour la reproduction sur la réserve. Aucun poulain de robe pie n'est  apparu, puisque deux chevaux noirs ou bai bruns ne peuvent pas donner naissance à un cheval de cette robe récessive. C'est ainsi que la robe pie obtenue par croisements avec des races étrangères est rapidement éliminée chez le POTTOK DE TYPE ORIGINEL.

 

Un gène primitif persiste et s'exprime par la coloration plus claire de certaines parties du corps. Il est visible systématiquement chez les sujets conformes à la souche primitive dont la robe est baie foncée, avec des poils roux sur le bout du nez, sur la partie supérieure de la crinière et au creux des membres postérieurs.

 

Ces constatations prouvent que le phénotype est directement lié au génotype quand les chevaux sont maintenus dans leur milieu d'origine et que les caractères dominants s'expriment systématiquement dès qu'ils sont mis en présence. Cette constante très rassurante pour l'avenir de la souche primitive, permet de considérer les sujets de 3ème génération tout à fait stables. Il faut signaler que les poulains portent jusqu'à la première mue, les signes de leur origine primitive, avec une robe grise, presque argentée parfois, une raie de mulet noire sur le dos et les membres souvent zébrés de noir également. Tout à fait sauvages et craintifs s'ils ne sont pas apprivoisés et mis en confiance à l'âge de 6 - 8 mois, les chevaux de la réserve ont conservé le comportement des chevaux sauvages.

 

Les juments conservent une bourre hivernale brunâtre sur le dos en été quand elles sont suitées d'un poulain de l'année alors que les autres femelles qui n'ont pas à souffrir d'un allaitement fatiguant compte tenu d'une nourriture très pauvre, ont un pelage fin et brillant.

 

En raison du petit nombre d'étalons pour servir beaucoup de juments (suite à l'intervention de l'homme qui modifie le sexe ratio naturellement équilibré), les femelles dominantes sont saillies les premières car elles monopolisent le mâle quand elles sont réceptives au détriment des autres juments.

 

Leurs poulains naissent plus tôt, en février ou mars souvent sous la neige et ils profitent d'une lactation optimale dès leur deuxième mois, quand leurs besoins nutritifs sont les plus importants. Par rapport aux poulains nés en mai, les précoces sont généralement 50% plus développés à l'entrée de l'hiver. Ils conserveront cette avance à l'âge adulte et deviendront dominants plus facilement.

 

Cela ne se produirait pas dans la nature où la concurrence entre étalons serait beaucoup plus grande puisqu'ils seraient aussi nombreux que les juments; c'est pourquoi de jeunes étalons sont conservés ensemble sur la Réserve en 2000 dans le cadre du projet TAPYR (Tarpan des Pyrénées), afin de concurrencer dans l'avenir l'unique étalon dominant encore présent et vieillissant. Tous les poulains auront donc leur chance de devenir des "dominants".

 

Ainsi, la structure sociale de ces chevaux pourra se reconstruire naturellement à nouveau d'ici quelques années et pourra être observée scientifiquement. La diversité génétique du troupeau conservatoire sera maintenue.

 

Le plus vieil étalon né en 1970 et appartenant au Conservatoire des Races d'Aquitaine, s'est révélé particulièrement agressif aussi bien vis à vis des gens que des animaux et notamment des chiens qui pourraient s'approcher de son harem. Il en va de même des juments suitées d'un poulain qui n'hésitent pas à pourchasser en groupe tout canidé pour le piétiner et l'assommer avec les sabots antérieurs.

 

A l'inverse des mustangs américains ou des brumbies australiens retournés à l'état sauvage mais qui une fois capturés, même à l'âge adulte peuvent être dressés et utilisés parce qu'ils  possèdent en eux les gènes de centaines de générations de chevaux domestiques et sélectionnés, les chevaux conservés sauvages jusqu'à l'âge adulte sur la Réserve sont totalement réfractaires à tout dressage et lors des séances pour les attraper une fois par an, ils font preuve des mêmes réactions que les Przewalski. Il faut les sevrer de leur mère si elle est sauvage et les apprivoiser à l'âge de 6 -8 mois pour qu'ils perdent la peur de l'homme.

 

D'ailleurs, les jeunes mâles réintroduits en totale liberté n'ont aucune difficulté pour conserver leur harem, car ils se révèlent plus agressifs et mieux adaptés au milieu naturel sans aucun complément alimentaire, que les étalons croisés ou "améliorés" tout juste introduits en montagne pour la saison de reproduction.

 

Les juments sont particulièrement méfiantes et réveillent leurs poulains couchés avec leurs membres antérieurs si un danger se rapproche comme un promeneur à moins de 25 mètres de leur progéniture, pour les éloigner au trop ou au galop si la menace se confirme.

 

Restait à définir une appelation appropriée à ces poneys. C'est pourquoi, l'AFPTO a adopté l'appellation arbitraire "POTTOK DE TYPE ORIGINEL" pour se démarquer suffisamment du "POTTOK" officiel. Dans la pratique, on constate que cela posait des problèmes aux éleveurs de poneys POTTOK car les éventuels acquéreurs se rendent vite compte de la différence entre un troupeau homogène de TYPE ORIGINEL et les poneys en tous genres présentés comme de pure race...

 

Il était demandé depuis 1993, qu'une section particulière soit créée au sein du Livre Généalogique du Pottok en France comme c'est le cas en Espagne. En avril 1999, après 6 années de démarches, une délégation de l'Association Française du Pottok de Type Originel est reçue à Paris par le Chef de Service des Haras Nationaux.

 

L'AFPTO accepte de présenter ses chevaux pour une inscription au Livre Généalogique Français du Pottok à la demande des Haras Nationaux, sans qu'une nouvelle section soit ouverte. Les étalons seront soumis à l'agrément de la monte publique. Le Directeur du Haras National de Pau en charge du dossier, s'engage à ce qu'un Label Type Originel puisse être apposé sur les Livrets pour différencier les poneys issus de la démarche conservatoire.

 

Les Haras Nationaux acceptent également de demander l'ouverture du Livre Généalogique jusqu'en 2002 pour permettre aux membres de l'AFPTO de présenter leurs poneys nés en 97, 98 et 99 et qui doivent être âgés d'au moins 3 ans pour pouvoir être inscrits.

 

Enfin, en juin 1999, un accord est signé afin de rejoindre l'Association Nationale du Pottok, tout en permettant aux membres de l'AFPTO dissoute de poursuivre leur action de conservation au sein d'une nouvelle commission qui devait être créée avant l'Assemblée Générale de l'ANP en février 2000. Malheureusement à ce jour, ni l'ANP, ni les Haras Nationaux n'ont respecté leurs engagements.

 

Fort heureusement, Le Troupeau Conservatoire de la Réserve qui entoure La Maison du Pottok de Bidarray a été réintroduit en totale liberté sur les massifs de la Rhune et du Cholodococagna.

 

Des réunions avec les représentants du Pays Basque Sud sont organisées afin de réunir les chevaux conservés de part et d'autre des Pyrénées dans le même stud-book, outil indispensable pour le suivi d'une population à faible effectif.

 

Plusieurs tentatives pour négocier avec l'A.N.P. échouent car il n'y a aucune volonté de la part de cette association d'éleveurs de prendre en considération le volet conservatoire et le Type Originel du Pottok et les multiples croisements se poursuivent de plus belle !

 

Des pressions constantes des éleveurs de poneys Pottok français pour empêcher l'enregistrement des chevaux de Type originel dans le registre espagnol conduisent Michel LAFORET à reprendre la démarche conservatoire initiée en 1993 et à relancer un programme de sauvegarde et de valorisation du POTTOK DE TYPE ORIGINEL.

 

A voir également

POTTOK DE TYPE ORIGINEL ESPAGNOL

 

 

POTTOK DE TYPE ORIGINEL / Michel LAFORET - Tél. : 06 89 33 22 81 - Contact : pottok@aol.com

 

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